Les dessous de la HighTech

Exportation

Entre 550 000 et 1,3 millions de tonnes de déchets électriques et électroniques sont exportés chaque année en Afrique et en Asie. Le plus souvent envoyés dans un cadre commercial, parfois sous couvert d’aide humanitaire, ces déchets sont pourtant loin d’aider les pays qui les accueillent.

L’exportation de déchets est encadrée par la convention de Bâle. En Europe, l’exportation illégale est de plus en plus combattue car la non-valorisation des ressources menace l’approvisionnement en matières premières de l’Europe. Mais au fur et à mesure que la législation progresse, les filières d’exportation de déchets se renforcent.

L’exportation de déchets électriques et électroniques est une double peine pour certains pays dont les ressources sont exploitées pour la production de téléphones ou d’ordinateurs puis renvoyés sous forme de déchets.

Démantelés dans des pays qui ne disposent pas des procédés technologiques adaptés, l’exportation de déchets conduit à une perte de ressources. En effet, sur les dizaines de métaux contenus dans les téléphones et ordinateurs, seuls quelques uns d’entre eux sont récupérés par les ferrailleurs.

De plus, les populations locales vivant à proximité des décharges subissent l’irresponsabilité et le laxisme des méthodes de certains ferrailleurs, et sont comme eux, victimes d’émanations toxiques.

Pour en savoir plus:

Documentaire : Prêt à jeter de Cosima Dannoritzer